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Accidents de Roller
LES ACCIDENTS DE ROLLER
L’Hôpital Hôtel - Dieu est idéalement situé au centre de Paris, sur les quais de Seine pour accueillir les accidents de Roller. C’est probablement le principal service d’admission parisien. La fréquence des accidents augmente aux beaux jours, en particulier le vendredi soir, lors de la grande « randonnée » hebdomadaire de l’association Pari- Rollers, et le dimanche après-midi.
Phénomène de société, également phénomène de mode dans certains milieu ,cette activité est essentiellement urbaine. Son développement, typique des sociétés de consommation est porté par les enjeus financiers des constructeurs.
Si le patin à roulette est d’origine européenne, le roller actuel nous vient des Etats – Unis, ou il est en vogue depuis 10 ans.
Une étude à été réalisée à l’Hôtel-Dieu de Paris en 1999, colligeant 150 accidents de roller. Elle a été menée à bien grâce à la thèse du Dr Sautier Thomas dirigée par moi-même.
Il s’agit d’une population d’âge moyen de 30 ans ; le maximum de fréquence des lésions s’observe entre 25 et 30 ans. Ce sont des hommes dans 55% des cas. 16% sont admis pour une intervention chirurgicale. Le mode d’arrivée se fait par les pompiers dans la moitié des cas et le blessé par ses propres moyens dans l’autre moitié.
Les circonstances de l’accident sont le plus souvent une chute, rarement une collision. Parfois il s’agit d’un patineur tracté par un véhicule motorisé.
La pratique des utilisateurs est souvent modeste et la majorité des accidents surviennent lors de la première année, en particulier lors de la première sortie. Sur le plan socio-professionnel, il s’agit le plus souvent de cadres et d’étudiants ; les techniciens et employés sont très peu représentés.
Les sorties se font soit de façon individuelle comme par exemple sur les quais de seine, soit dans un cadre associatif. L’association la plus connue est Paris-Rollers. Elle organise la grande randonnée du vendredi soir rassemblant plusieurs dizaines de milliers d’adeptes dont beaucoup d’étrangers, lors d’un parcours d’environ 30 Km. D’autres associations existent comme Rollers et coquillage … La répartition des accidents est équivalente pour les sorties individuelles et associatives.
Les lésions :
Le membre supérieur est concerné en tout premier lieu. Il totalise 55% des atteintes. Viennent ensuite par ordre de fréquence les lésions de la tête puis du membre inférieur. Le type d’atteinte est représenté surtout par des fractures, puis par entorses et luxations.
Concernant le membre supérieur, le poignet est le plus souvent atteint et il s’agit avant tout de fractures. Les entorses sont également fréquentes. Les luxations concernent surtout les épaules et les doigts.
Pour le membre inférieur, elles se répartissent entre la hanche en haut jusqu’à la cheville en bas. Quant à la tête, il s’agit le plus souvent de plaies du menton ou de traumatismes simples du crâne sans perte de connaissance.
Les protections :
Elles sont de modèles parfois très différents selon les marques et aucunes ne sont actuellement homologuées. Un des des buts de nos travaux à l’Hôtel-Dieu a été de définir en fonction des traumatismes observés les mécanismes aboutissant à ces lésions, afin de tirer alors de conclusions sur le type de protection à concevoir.
Les protections existantes sont représentées par le casque, les protège-poignet, les protège-coude, les genouillères, les protège-tibias.
Leur efficacité est en cours d’évaluation. Parmi les patients présentant des fractures du poignet 1/3 possédaient des protections. Des études américaines montrent que le risque de lésion est multiplié par 10 en leur absence.
Auteurs : C. Cazeau
Dernière modification : 09/03/2008
Date de création : 09/03/2008 |
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