Pied diabétique chirurgical
LE POINT DE VUE DU CHIRURGIEN
SOS PIED DIABETIQUE -HOTEL DIEU PARIS
Le diabète est une maladie dont la fréquence ne fait qu’augmenter. Les complications sont également nombreuses, liées à la durée de vie plus longue des patients.
Le pied est fréquemment touché, pour des raisons multiples. Son atteinte est à l’origine de nombreuses complications, sources d’hospitalisations, menant parfois jusqu’à l’amputation
Le traitement des lésions constituées est chirurgical ; il s’agit de drainer des abcès, d’exciser les zones infectées, qu’elles soient cutanées ou osseuses, cela de façon économique pour préserver au maximum les structures utiles à la marche.
Malheureusement les amputations ne sont pas rares, qu’elles concernent un ou plusieurs orteils, la moitié voire la totalité du pied.
Le traitement chirurgical préventif est une notion intéressante qui concerne les déformations fixées qui ne se sont pas encore compliquées de plaies ou d’infection. En supprimant la déformation, on supprime l’excès de frottement, et on prévient la survenue des complications. C’est là vraisemblablement une bonne indication des gestes chirurgicaux selon la technique mini-invasive, ou par voie percutanée.
Il peut s’agir d’un fraisage de l’exostose « oignon » d’un hallux valgus par voie per-cutanée en utilisant une fraise motorisée, sous contrôle radiologique au bloc opératoire.
On peut également à travers la peau supprimer les déformations d’un orteil en griffe en sectionnant des tendons et en réalisant des ostéotomies (section osseuse).
Il peut s’agir de fraiser sans risque une ossification (5°) orteil présentant un conflit avec la chaussure.
L’avantage de ces techniques est considérable car elle présente beaucoup moins de risque pour le patient. En effet, on ne bloque pas la circulation sanguine par un garrot lors de l’intervention, on n’implante pas de matériel métallique, les cicatrices sont minimes : tout cela améliore la cicatrisation et diminue les risques d’infection. Cette chirurgie per-cutanée peut également s’appliquer aux fractures du diabétique, ici une fracture complexe de la cheville fixée par deux vis à travers la peau. Les cicatrices sont minimes.
La partie du traitement la plus importante reste la prévention. Le pied doit faire l’objet chez le diabétique d’une attention permanente, d’examens cliniques consciencieux, systématiques, répétés tout au long de la vie du patient. Le chaussage doit être très rigoureux. 
Qu’il s’agisse de chaussures du commerce, de semelles, d’orthèses d’orteils, de chaussures orthopédiques sur mesure, elles ont toutes le même but qui est de répartir au mieux les contraintes pour éviter tout frottement.















