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Névrome de Morton

Introduction

Le syndrome de Morton est une compression d’un nerf sensitif situé au pied entre les métatarsiens, piégé à ce niveau, le plus souvent entre le 3° et le 4° orteil. Le nerf s’épaissit, et prend un aspect pseudo-sphérique (névrome), coincé dans un espace trop étroit.
Les femmes sont le plus souvent atteintes, aux alentours de cinquante ans.

Les douleurs sont au premier plan

La douleur peut être très intense, survenant par une crise aigue, obligeant la patiente à se déchausser, et parfois à se masser le pied en pleine rue. En effet la pression des métatarsiens dans une chaussure serrée coince le nerf et augmente l’intensité des symptômes. Ceux-ci diminuent ou disparaissent pied nu, au repos allongé. Des fourmillements dans les orteils concernés, le plus souvent le 3° et le 4°, peuvent être présents. La reproduction de la douleur par la palpation en consultation est très évocatrice du diagnostic et conduit à demander des examens.

Faut-il faire des radiographies ?

Névrome de Morton - IRM en coupe axialeDes radiographies simples du pied permettent parfois déjà de suspecter la lésion, et dépistent d’autres anomalies associées et ou responsables (pied creux, pied rond, hallux valgus…). L’échographie dans de bonnes mains est utile.
L’examen roi est l’IRM , permettant dans la majorité des cas de faire le diagnostic, il peut cependant ne pas détecter certains petits névromes.

Peut-on éviter la chirurgie ?

Les chaussures doivent être larges et souples pour éviter la compression du névrome. Les hauts talons doivent être proscrits. On doit si possible éviter les marches trop longues et le piétinement.
Les semelles orthopédiques confectionnées sur mesure par un podologue ont pour but de mettre en décharge la zone douloureuse, et d’écarter les têtes des métatarsiens afin de décomprimer le névrome.
En cas d’échec, la dernière solution avant chirurgie consiste à faire une ou plusieurs infiltrations de cortisone, au contact du névrome.

La chirurgie

Névrome de Morton - ChirurgieComme toujours, elle ne s’envisage qu’après échec des solutions non agressives. Parmi les techniques décrites, la solution la plus fréquemment adoptée consiste à réaliser une cicatrice de 2 à 3cm au dessus du pied, permettant de décomprimer la zone et d’exciser le névrome. Les résultats sont meilleurs lorsque l’examen clinique et l’IRM sont parfaitement concordants dans le diagnostic. Le geste chirurgical est rapide, nécessitant quelques heures d’hospitalisation. Il peut se faire sous anesthésie locale, locorégionale ou générale, à prévoir avec l’anesthésiste, lors de la consultation pré-opératoire obligatoire.

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