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Orteils en griffe

Orteils en griffe - Aspect avant et après chirurgieLes orteils griffes constituent une pathologie fréquente, atteignant le plus souvent les femmes. L’atteinte est maximale vers la cinquantaine, mais possible à des âges extrêmes.

Quelles sont les causes :

Orteils en griffe - Caractère favorisant du chaussageLes orteils en griffe sont favorisés par une chaussure trop courte tassant les orteils, les hauts talons propulsant les orteils vers l’avant, là ou la chaussure est la plus étroite.

 

Orteils en griffe - Morphotype de l'avant-piedL’hyperlaxité ligamentaire, l’obésité, et la ménopause sont des facteurs favorisants. Le pied dit « grec » se définit par un 2° orteil qui risque de déformer en griffe car plus long que le gros orteil Plusieurs formes différentes existent ; l’orteil en griffe, en marteau, ou en col de cygne. « L’œil de perdrix » est un conflit survenant entre les orteils eux-mêmes, souvent entre le 4° et le 5°. Trois stades évolutifs existent ; la griffe réductible au départ s’enraidit pour devenir fixe, et évolue éventuellement vers la luxation de la base de l’orteil.
Ces déformations peuvent être isolées ou bien constituer une complication de l’hallux valgus, elles représentent alors le tournant de son évolution. Le gros orteil n’assure plus sa fonction principale d’appui, relayé alors par les orteils qui en souffrent. D’autres causes sont plus rares, le pied creux, les causes neurologiques, la forme congénitale.

Quelles sont les conséquences au quotidien ?

Orteils en griffe - ComplicationsCes formes correspondent à des déformations différentes, mais dans tous les cas gênent le chaussage, par les frottements qu’elles génèrent. L’organisme se défend en fabriquant de la « corne », lésions cutanées épaisses, dénommées sous les termes « cors ou durillons ». Ces derniers sont alors sources de douleurs, et se transforment possiblement en plaies, qui peuvent s’infecter, source d’arthrite voire d’ostéïte. Ces durillons siègent au dessus de l’orteil, ou à son extrémité au niveau de la pulpe.

Quels sont le moyens d’éviter ou de retarder la chirurgie ?

Les durillons peuvent être traités par le podologue, qui va régulièrement les exciser superficiellement par des soins de pédicurie. Le podologue pourra par ailleurs proposer des petites orthèses en silicone, maintenant les orteils en rectitude lorsque les déformations sont encore réductibles. Des semelles orthopédiques peuvent être utiles pour répartir au mieux les appuis sous l’avant du pied.
Il faut conseiller des chaussures suffisamment spacieuses et souples pour éviter les conflits avec les déformations.
La rééducation permet de maintenir le plus longtemps possible la souplesse des articulations avant que celles-ci ne s’enraidissent et constituent alors des « griffes fixées »

Quand faut-il se faire opérer ?

Le traitement chirurgical n’est à envisager qu’en cas d’échec des méthodes simples. On ne doit pas en principe proposer de chirurgie préventive, sauf peut-être chez le patient diabétique, avant que ne surviennent de graves complications liées à l’atteinte neurologique et artéritique associées, dont la sanction peut aller jusqu’à l’amputation.

Quels sont les principes de la chirurgie ?

Orteils en griffe - Principes de la chirurgieIl semble logique que l’excision simple d’un cor sera un échec puisque celui-ci n’est qu’une réaction de défense face à la déformation : c’est celle-ci que la chirurgie va s’efforcer de supprimer par les méthodes suivantes.
Beaucoup de techniques sont décrites. On peut agir sur l’os lui-même, en réalisant des sections osseuses (ostéotomies), ou un raccourcissement de la phalange. Les tendons et enveloppes articulaires rétractés peuvent être allongés ou sectionnés. Dans tous les cas la suppression de la déformation permet de mieux répartir les contraintes, d’éviter la réapparition des cors puis des plaies. Le dessin de droite est issu de la revue RUMATOS, N° 37, vol 5, avril 2008

Les deux familles de techniques actuellement utilisées :

Orteils en griffe - Principes du traitementLes deux types de techniques obéissent aux mêmes principes décrits plus haut.
Les gestes décrits peuvent se faire par des méthodes classiques. Par l’intermédiaire de courtes cicatrices situées au dessus et entre les orteils, on va pouvoir réaliser les différents gestes. Le matériel métallique de fixation tel que vis ou agrafes n’est pas utile.

Orteils en griffe - Principes du traitementDepuis quelques années a été introduit en France un mode chirurgical original, venant des USA, passant par l’Espagne. Il s’agit de la chirurgie mini-invasive ou per-cutanée. Les principes sont à peu près les mêmes. On peut sectionner à travers la peau, capsule, tendons, et même de réaliser des ostéotomies (section de l’os) pour réduire les déformations. Cette technique est très utile, donnant des suites opératoires plus simples pour le patient, mais les complications sont possibles comme pour les techniques classiques. Orteils en griffe - Chirurgie mini-invasive et percutanée
Il s’agit de gestes difficiles, devant être réservés à des chirurgiens connaissant les techniques classiques et ayant eu en plus un apprentissage pratique spécifique : en effet sectionner des os sans le contrôle de la vue nécessite une expertise. Il faut savoir également que cette chirurgie ne peut pas guérir tous les cas, que le chirurgien peut alors combiner pour le même pied les deux techniques.
Il faut que le patient reste très vigilant lorsqu’on lui propose une intervention de ce type, et ne pas se laisser séduire par une innocuité apparente, renforcée par le caractère local de l’anesthésie, le séjour de quelques heures en clinique, l’absence de cicatrices, de douleur d’œdème… Cette attitude de la part d’un chirurgien serait malhonnête, et constituerait plus un acte de vente forcée, qu’une attitude médicale raisonnée.

Questions/réponses les plus fréquentes :

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